Mercredi 9 septembre 2009
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18:01
Cela fait un moment que je voulais ouvrir un blog pour simplement comparer les prix de produits entre différents supermarchés de La Réunion d'une part, et avec ceux de métropole d'autre part.
Histoire de montrer à quel point les consommteurs sont pris pour des vaches à lait...
Voir aux infos ce soir que l'Autorité de la concurence a fait une étude sur le sujet m'a motivé !
Evidemment, tous ceux qui ont fait un tour dans un supermarché de La Réunion vous diront qu'il n'y avait pas besoin d'une telle étude pour s'apercevoir de l'écart impressionnant entre les prix
pratiqués en métropole et à La Réunion, en particulier pour ce qui concerne l'alimentaire.
Mais il est toujours intéressant d'avoir des chiffres, et le crédit d'un organisme officiel.
Voici un lien vers le rapport complet puis le communiqué de presse :
Si vous n'avez pas le temps ou l'envie de le lire en entier, jetez juste un oeil au tableau de la page 14, il indique le pourcentage de surcout par rapport à la
métropole sur certaines categories de produits.
Quelques citations du rapport (les caracteres gras sont de moi):
"Certains produits fabriqués localement, notamment ceux qui sont exportés vers la métropole comme le rhum, les bananes ou le sucre de canne, mais aussi certaines variétés légumières comme le
concombre, sont vendus dans les DOM à des prix inférieurs à ceux constatés en métropole56. Toutefois, plusieurs produits fabriqués localement, tant alimentaires que ménagers, sont
revendus à des prix très significativement supérieurs à ceux constaté en métropole en dépit de la fiscalité avantageuse (taux d’octroi de mer et de TVA réduits, réductions d’impôts,
exonérations de charges sociales) dont bénéficient leurs producteurs"
"Enfin, dans le cas des yaourts – l’une des rares industries agro-alimentaires présentes dans les quatre DOM -, la structure des marchés locaux ne semble guère propice au dynamisme de la
concurrence, la production locale étant assurée soit par un duopole (cas de La Réunion et des Antilles), soit par un monopole (en Guyane). En dépit du caractère local de la production, des
exonérations d’octroi de mer, des mesures d’exonération fiscale et des dégrèvements de charges sociales, les relevés de prix effectués par la DGCCRF font apparaître des écarts substantiels
entre la métropole et ces DOM dans le cas des yaourts et autres desserts lactés, allant de 20 à 180 % selon les produits et les DOM étudiés. Selon certains industriels, ces écarts de prix
s’expliqueraient par les faibles volumes produits par rapport à la métropole. Toutefois, l’examen des marges réalisées par l’un des producteurs locaux laisse à penser qu’une diminution des prix
ne remettrait pas en cause la viabilité économique de cette activité, compte tenu du potentiel de développement du marché."
"Enfin, la pratique consistant à diffuser des prix de revente conseillés identiques aux consommateurs par des entreprises concurrentes en situation de duopole sur des marchés par nature étroits
et le respect de ces prix par la grande distribution conduisent l’Autorité à s’interroger sur la volonté supposée desdits duopoleurs de se livrer à une réelle concurrence au bénéfice des
consommateurs. L’Autorité rappelle à ce sujet qu’aux termes d’une jurisprudence constante, la fixation de prix en concertation avec les distributeurs peut donner lieu, sous certaines
conditions, à des
poursuites sur le fondement des dispositions de l’article L. 420-1 du code de commerce"